mardi 30 avril 2013

Reprise

Deux petites filles qui s'étreignent, heureuses de se retrouver. Quelle joie de voir les enfants tisser des liens dans cette petite communauté que forment les trois classes de maternelle. Pour l'enfant timide, réservé et un peu à l'écart que je me souviens avoir été c'est un plaisir de voir ses pommes au même âge si à l'aise "en société."

Maxime, fièrement, annonce à un copain: "Moi je sais me bagarrer maintenant" et je revois ces parfaits gestes chorégraphiés façon arts martiaux dont il nous a fait démonstration pendant les vacances, des gestes glanés ici et là au fil de ses observations. Sa passion Zelda avec papa ne doit pas y être étrangère non plus.

A peine après avoir confirmé leur venue à un goûter d'anniversaire prévu pour ce week end, j'ouvrais deux autres invitations pour une fête prévue le même jour. Zut, déjà bookés.

Qu'allait-il en être de ces siestes indispensables (dixit la maitresse) dont Max s'est très bien passé toutes les vacances? "Moi j'ai dormi chez les petits" me dit il au soir. Mardi matin j'aborde le sujet dans le couloir. L'aide maternelle de sa classe explique qu'il ne peut pas être à la sieste chez les moyens car l'ambiance devient explosive quand il est en présence du camarade E. Je fais part toutefois de ma surprise quant à cette sieste dont il ne fut pas question pendant presque trois semaines (si on compte sa semaine d'angine avant les vacances) et l'aide maternelle de la classe des petits en profite pour souligner que non non non il n'a pas eu sommeil hier et que "si je me souviens bien" les fois précédentes non plus et que ça perturbe même les petits blablable et puis je n'ai qu'à dire à sa maitresse qu'il ne doit plus faire la sieste. Sa maitresse me soutenait cependant jusque là qu'il se donne tellement aux récrés du matin et du midi qu'il est intenable sans cette sieste. "S'il ne dort pas, dès que j'entends la maitresse passer dans le couloir, je lui donne" me glisse t-elle de connivence. Je ne suis pas sûre que le remettre entre les mains d'une maitresse qui le préfère à la sieste soit non plus la meilleure option.  Prise entre le marteau et l'enclume, j'ai juste l'impression que tout le monde cherche à se débarrasser de mon garçon volcanique pour digérer tranquillement à la pause médiane. Guilt trip... Si j'étais meilleure mère, il serait moins volcanique et nous n'en serions pas là... to be continued...

Paroles, paroles, paroles

Maxime, romantique, "Maman? C'est papa qui t'a trouvée?"

Maxime, songeur, tire ses conclusions: "Quand un chevalier a une princesse, un autre chevalier vient pour lui voler."

Lynn "Ah oui, ma nouvelle copine s'appelle Mandarine!" raté, c'était Amandine.
        Lynn entend le prénom "Violette" et reprend "violon?"

"Il arrête pas de me chicoter!" probablement un mix entre chipoter, chicaner et se disputer.

Max: "mes lunettes de plongeoir!"

Entendre les petits airs de cours de récrée en nos murs: "Je fais de la bouillie pour mes petits cochons." (l'index traçant des cercles) "Pour un, pour deux, pour trois, pour ...."

Et puis il y a les mots qui dérapent aussi. Ces phrases "éberlu-cinantes" qu'on lâche trop vite.
Aujourd'hui.
Moi "Tu mettras ta capuches dehors parce qu'il pleut."
Max: "Non il pleut plus."
Moi: "si il pleut là."
Max, haussant la voix: "Mais je te dis qui pleut pu!"
Moi, encore plus fort: "Hé! ça va hein! Maman elle sait mieux que toi alors écoute ce que je te dis et ne contredis pas!"
Bien, bien... "Maman sait mieux que toi", ça sort d'où ça.... un "je viens de vérifier et je t'assure qu'il pleut" ou un "on peut être d'avis différents, mais baisse le ton quand tu parles et va vérifier pour toi même", ça oui, mais "Maman elle sait mieux que toi" alors shut up ou presque... ça sort d'où? Décidément je suis encore loin de celle que je voudrais être. 

Côté guilt trip, il y a aussi ce matin où j'envoie ma fille à l'école avec des chaussures une pointure trop grande parce qu'ils entament un cycle "sport" tous les mardis matin et qu'un mot dans le carnet exigeait une "tenue adaptée." En cette saison c'est soit petits souliers vernis, soit bottillons en cas de pluie, deux options inconciliables avec la course à pieds. Après avoir essayé toutes le grolles fille de la maison, façon cendrillon, tenté des parages pansements pour les préférées un poil trop petites pour finalement y renoncer, il ne restait plus que la paire de baskets, jolie, mais une pointure trop grande. Allait elle les perdre, revenir dans des ampoules à cause du frottement, se sentir ridicule? Guilt trip... mais de toute façon il pleuvait et de cycle sport aujourd'hui il n'y aurait, juste une petite fille et un petit garçon aux pieds mouillés pour avoir mis des baskets plutôt que des chaussures imperméables un jour de pluie.

Et puis réaliser un jour férié que mon plan qui était d'aller acheter le bonnet de bain impératif à la première sortie piscine avec leur classe entre deux cours le jeudi midi dans ma semaine serrée, n'avait aucun sens puisque celle-ci aurait lieu le matin même. Sérieusement bad-tripper côté mère indigne à l'idée de les faire passer à côté de cette première expérience collective à cause d'un mauvais plan dernière minute. Retourner toute la maison au cas où il nous en resterait 1 des jours passés, même trop grand. Mais 1, que ferais-je d'1 bonnet quand j'ai deux têtes à couvrir. S'en vouloir plein tube et être prête à tout pour mettre la main sur deux bonnets de bain un jour férié. Finalement penser à une collègue maman de deux du voisinage, tenter ma chance et l'appeler et finir avec une livraison à domicile sur son trajet pour aller conduire son ainé au rugby. Soulagement.

dimanche 28 avril 2013

Après la biche de la veille, c'est un renard au bord des champs que nous avons croisé ce matin en nous rendant pour la journée chez nos amis. Vert Poitou and Loving it!

 Alors que je me tenais entre la potager et l'immense terrain qu'est le jardin de nos amis, je me suis sentie comme une Scarlett qui aurait été en mal de pouvoir lancer sa grande réplique à son coin de terre à elle. "La terre rouge de Tara", sa terre. Je suis en mal de terre, rien qu'un coin juste à moi. J'ai senti cette envie de terre à travailler, à imaginer, à faire germer jusqu'à la sole de mes pieds. ça m'envahit par vagues et puis j'oublie au fil des hésitations et tergiversations, jusqu'à ce que ça me prenne à nouveau.


 Ce dôme en saule, par exemple, il y a longtemps qu'il étend son ombre dans mon jardin imaginaire, que dans mon jardin imaginaire.
 La joie des oeufs frais aussi.
 Chanceux nous sommes déjà de pouvoir profiter de ce coin de terre ami en marge d'un bon repas et d'un goûter gourmand.








 à quelques pas, le secret d'un chemin entre les herbes hautes.










 Alors que Maxime tente de cueillir un bouquet, Lynn colle aux semelles, harasse et envahit son frère qui veut "son espace!!!!!" et mère se fâche. Trio de chafouineries




 Elle s'adonne alors à son jeu imaginaire préféré: se prendre pour un petit chien.










 Papillon!




 SWEET!