A l'heure de la sieste, j'en reprends une belle tranche de ce grand air revigorant, ce blanc lumineux, cette neige qui fait de chaque sentier un nouveau chemin dont l'immaculé reste à conquérir. Une heure à marcher, pour être "dans les temps", alors qu l'envie serait de ne plus s'arrêter avant la nuit tombée. Le chien et moi.
J'avais mes nouvelles chaussures de neige, arrivées juste à temps, choisies pour le gros rabais plus que pour leur couleur, de quoi avoir chaud aux pieds.
La petite église en bord de vienne, sublimée par l'hiver.
Les brassées de jonquilles à venir, ne me parle pas d'abandon à moi. Elles me parlent de cycles, de saisons, d'espoir et de promesses. Ainsi, même le repos éternel est voué à être un jour dérangé. Lorsque tout sera fini de ce corps de sang et de chaire, je me souhaite poussières au grès des vents dispersées, et non parcelle de terre temporaire. Et vous?
La Vienne file toujours, jusqu'à la probable emprise prochaine des glaces.
Insolite, un plaque mortuaire à mémoire d'un pépé joueur.
Effacé le bleu du ciel. L'après midi n'a plus rien à voir avec notre matinée ensoleillée. Le ciel annonce la couleur et on sent déjà avancer sur nous la menace des grands froids.
Dans le creux des roches, au coeur des secret de mousse, j'imagine la micro-faune, s'enfoncer au plus profond, cherchant à échapper à l'étreinte mortelle de l'hiver.
Mes pousses précoces sont bien en peine. Les bulbes parviendront à un effort répété une fois les grand froids terminés?
Légèrement fondu mais pas encore vaincu!