La première fois, Lynn et Max avaient à peine un an. J'avais oublié mon appareil photos. Ils avaient tout regardé du haut de leur petite pomme. Lynn avait dansé dans mes bras au son de la country. L'an dernier, nous dûmes rebrousser chemin un fois sur le parking, il tombait des cordes. Cette année, nous nous y sommes rendus sous un soleil ardant en petite troupe de neuf, comptant bien prolonger le plaisir de se retrouver autour de festivités avec un pique nique à partager sur coin d'herbe.
Aspirants Indiens chauffent la scène avant que n'arrive le sosie de Mike Brant et par un jour de soleil ardent, font tomber quelques grosses gouttes de pluie, si si vraiment!
Ce mélange des genres, des époques, des goûts et des couleurs peut sembler assez kitsch pour certains. Pour ma part je considère ce genre de festival comme une invitation à l'imaginaire, à la fantaisie, à l'ailleurs et à l'autrement. C'est un grand carnaval de l'ouest. C'est de l'excentrique et du pittoresque insolite. J'adore. J'adhère. Et cette année encore j'ai songé très fort à ma sœur cadette, cavalière de coeur, tisseuse d'attrape rêves (d'ailleurs, les proposes-tu toujours pour les intéressés?), porteuse de chaps et de stetsons, voyageuse de l'ouest (lors de notre périple Californien) qui y aurait surement été tout à son affaire. Je fais le voeu qu'on puisse s'y retrouver tous ensemble un de ces prochains festivals.
Sur un coin du site se dressent toute une peuplade de toiles plantées. On s'y invente une vie d'alors tout vêtus des plus beaux atours du passé. On y dort même le temps des célébrations. Feux de camp et duvets.
Des cinq, Maxime fut le seul à monter un intérêt pour ce petit manège bien connu des petites manifestations locales.
Les autres enfants se firent maquiller en indiens mais Lynn et Max refusèrent. Max fut même pris d'un chagrin panique, retranché dans la poussette "câlin maman" Il semblerait que Monsieur l'Indien lui faisait peur "n'ai peur déguisement monsieur, non!"
Il ne voulut pas non plus que j'arbore cette jolie plume orange trouvé sur un coin d'herbe "non! pas déguisé maman!"
J'aimerais avoir un peu plus d'intelligence dans les pieds pour suivre les élans de mon coeur sur ces tempos et tous les autres, mais c'est déjà une joie à regarder, surtout quand ce sont ses propres petites pommes aux pas tout aussi désordonnés quoiqu'appliqués. Ils aiment les planches, les scènes qui vibrent, claquent et répondent sous les pas. J'ai hâte de les voir évoluer en tableau organisé le jour de la kermesse.
On remarquera l'évolution: pas hésitants, danses débordantes, puis tentative d'alignement, prise de tête et finalement tentative de pogo entre les jambes des danseurs.
Il fait soif, il fait faim, vite le pique nique dans la lumière rasante d'un lent couchant.
Petite plume rose et sa maman nous viennent d'Australie et n'avait jamais rien vu de pareil que ce festival bigarré.
Le champ parking se vide de moitié faisait champ large à notre parking. Maxime salue les départs, et en toile de fond la toujours trop proche centrale.





