mercredi 30 novembre 2011

Une journée bien remplie


Les enfants à l'école, je savais depuis la veille comment j'allais vivre cette matinée, bien remplie, à vive allure, comme le reste de la journée.
* Traverser la campagne de brume jusqu'à la forêt pour y glaner branchages et pommes de pin à l'approche des fêtes. Senteurs de sève et d'humus. En faire une tradition en y revenant pour la seconde fois et répéter les gestes de l'an passé, sécateur à la main. Ce n'est pas tout à fait comme aller chercher son arbre de Noël en forêt, mais ça s'en approche. Entre souches et fourrés, couvrir la distance qui nous sépare de l'arbre jaugé, dans un bruit de feuilles retournées, choisir sa nuance de vert et sa longueur de branche, en pensées présenter sa requête à l'arbre centenaire dont on convoite la frange de robe pour parer notre maison de son vert persistant. Sentir le froid l'emporter un peu plus et se faire l’Hérault de la neige, plus très loin, à la porte de l'hiver. Songer aux mises en garde, et choisir cette page de bonheur en forêt plutôt que la peur retranchée.










Regagner la ville drapée de brumes. Entre ses voiles, deviner les ruines du château, comme des souvenirs ébauchés. Et l'écho d'une petite voix en ma mémoire:
"Pourquoi il est cassé le château?"
"Parce que les rois ils se sont fâchés, Max. Ils se sont mis en colère au lieu de parler."
"Pourquoi?"

De jolis timbres de fête à la poste.
Les derniers tubes d'homéopathie en commande à la pharmacie.
Des produits frais au supermarché.
Un nouveau manteau pas trouvé, mais des chaussons chauds et pour les enfants, des chaussettes de ski. Quelques accessoires pour la séance photo de Noël devenue tradition avec Sophie, qui sera à planifier assez vite.
Un saut à la maison pour mettre les lasagnes au four et les petits à récupérer.


Et sieste, il y aura aujourd'hui. Ce qui est devenu relativement rare (de l'ordre de 1 fois sur 3 à la maison)... mais tellement nécessaire aux parents, surtout à l'approche de Noël, temps des secrets à mitonner dans leur dos. Jamais paquets cadeaux ne furent aussi mal faits, mais à leur réveil les 24 étaient terminés. Max aura les impairs et Lynn les pairs, à cela viendront s'ajouter les calendriers remis par l'école (à ouvrir au petit déjeuner), celui acheté par papa parce que les kinder c'est trop bon (à ouvrir au goûter avec celui des cadeaux) et ceux de grand maman pour qui cette tradition compte beaucoup.

Petits cadeaux de l'Avent glanés tout au long de l'année, en été en particulier, lors des brocantes.
Lynn aura des paillettes pour le 24, coquetterie du  réveillon, qui, je me souviens, m'enchantait quand j'étais enfant.



 

Il est également à noter que lors d'une sortie éclair (elles sont rares car la demoiselle n'apprécie ses sorties que si la porte reste ouverte et lui permet le replis en cas de danger) Misty a goûté à son premier oiseau, un rouge-gorge. Je l'ai vu fondre sur une petite forme sous un taillis, j'ai jailli derrière elle "Misty!" Surprise, elle s'est détournée de l'oiseau pour me regarder. Je crois qu'il me restera longtemps gravé l'image de son port de tête altier et ses yeux bleus ouverts ronds sur moi comme étonnée de son propre exploit confirmé par le toupet de plumes qui dépassait de sa gueule. Le chat renvoyé à ses pénates, l'oiseau a été retrouvé en était de choc sous le buisson. Sachant ma voisine son amie (elle aimait raconter l'année dernière son plaisir à le nourrir de miettes de brioche pour le goûter) je suis allée sonner à sa porte pour le lui confier. Ils ne donnaient pas cher de sa peau, mais quelques heures plus tard, le cœur plus vaillant que jamais sous son poitrail tout de rouge emplumé, l'oiseau repartait à tire-d'aile et de ses courtes trilles aiguës rappelait à la ronde ses droits chèrement gagnés sur ce soin de jardin en devanture de maison, devenu territoire.

Après la sieste Maxime est allé à sa seconde séance de kiné respiratoire. Hilare. Déclaré en bonne voie sur le chemin de la convalescence.
Comme il nous restait du temps, je l'ai emmené chez le coiffeur pour lui "dégager les oreilles" Lynn l'a remarqué la seconde où il est rentré.

La France tout en clichés




mardi 29 novembre 2011



Il y a beaucoup de petits et gros paquets qui arrivent à domicile en ce moment. Facilités du net pour s'organiser mieux pour les fêtes. Mais son coup de sonnette inattendu pour une livraison spéciale sur son trajet retour d'Ikéa, a été comme un rayon de soleil au moment le plus opportun. Il a ranimé le souvenir d'une autre visite surprise, il y a longtemps, d'une amitié qui semble perdue mais qui continue de compter.
D'ordinaire portée sur le frais et le pétillant, un thé s'est par lui même imposé. Besoin de feutré.
Merci Rachel pour cette commande livrée à domicile. Un joli cadre pour les photos de saison des pommes qui me faisait envie depuis longtemps.


Fin Novembre déjà, verrais je un jour un mois se terminer en ayant achevé ce que je m'étais promis de m'appliquer à faire il y a bien trop longtemps déjà? Serai-je un jour celle que je me suis promis de devenir. Corps, coeur et esprit entreront-ils un jour en phase?



lundi 28 novembre 2011


Petit homme à la maison, c'était la "meilleure" option, option qui tiraille quand même côté professionnel. Je préviens la maitresse qu'il tousse encore mais sans fièvre, que je suis au bout de mes jours enfant malade et que demain il revient, une bronchite quoiqu'il en soit c'est un toux tenace sur plusieurs semaines. Elle rétorque qu'elle ne peut pas l'accepter malade s'il est contagieux. La toux est signe d'encombrement des bronches pas forcément de contagiosité, si? Elle me dit de m'en assurer auprès de notre médecin. Celle ci nous donne le feu vert pour le retour à la routine demain, complète notre ordonnance de quelques granules et conseille des séances de kiné respiratoire. 
Tour le jour comme une image, entre ses trains, ses voitures, ses histoires, ses câlins; même si de sieste, il ne voulut entendre parler. Comme il est étrange de n'avoir qu'une pomme au foyer, tout est calme et pausé. Il est vrai aussi qu'il est convalescent et de ce fait moins disposé à s'agiter. 
Il s'impatiente quand approche quatre heure. "Qu'est-ce qu'elle dit l'horloge? C'est l’heure d'aller chercher Nynn?" Retrouvailles enlacées. Ils s'interrogent sur leurs journées.



Le soir venu, première séance de kiné respiratoire.  On me les disait redoutables. Max était mort de rire. On remet ça mercredi.




dimanche 27 novembre 2011

Premier dimanche de l'avent

 J'espérais la sieste, le constatant encore bien fatigué, quand au matin, après un quart d'heure de vélo au grand air, il a déclaré forfait tout chafouiné. Après deux jours sans sieste, il a enfin dormi une partie de l'après midi. Au réveil, il s agissait de mettre comme un air de fête à ce premier dimanche de l'avant. Nous avons d'abord, mesuré, versé, mélangé et pétri deux fournées de cookies. Ensuite nous avons fouiné dans les cartons pour en sortir les premiers éléments de décoration. Pas trop, pas tout. Juste une touche festive.









Lynn s'est chargée de la dégustation des cookies à elle (presque) toute seule. Max n'a pas voulu y toucher.
Dès qu'il mange c'est quintes de toux.


Ce que Max a préféré, c'est retrouvé la boite à musique de la grande roue. 



Il commencé à remanger un peu mieux ce soir mais a été saisi de quintes de toux après son repas et a tout rendu. J'entends ses bronches qui ronflent et sifflent quand il respire. Demain, dilemme entre la maternel et le professionnel...

samedi 26 novembre 2011

Santé et cultures

 Même lorsque je ne travaillais plus, l'hiver mettait trop de distance entre mes amies Poitevines et moi. Le froid, la neige, le verglas, le crépuscule dès le milieu de l'après midi, autant d'éléments qui entravaient les après midi partagés. La distance a doublé depuis notre déménagement. Le temps est ma peau de chagrin avec la reprise du travail, et les 50 km par jour travaillé me donne envie de buller sans avoir à prendre le volant les jours de repos. Mais mes amies sont une part importante dans l'accomplissement de notre joyeux enracinement dans le Poitou. Elles participent à mon équilibre sur le fil de la joie. Alors même si le sommeil me manquait, même si en ce jour de gris et de brume j'avais le goût de me pelotonner, yeux fermés, plus bouger, quand mon amie me l'a proposé, j'ai décidé de la rejoindre à mi chemin entre mon ici et son là bas. Choisissant ma raison à moi à mi chemin entre les us et coutumes bien français rabâchés par les ainé(e)s  qui dictent l'enfermement strict pour les petits malades avec pléthores de potions et sirops, et le bon sens britannique constaté chez toutes mes amies d'ici qui ont foi en les anticorps et placent les bons bols d'air et les divertissements tout en haut de la liste des meilleurs traitements. Ne pas trop confiner et continuer de vivre normalement. Tisser l'amour autour de la vie au quotidien et ne pas le centrer sur les aléas de santé. L'attention en actions plutôt qu'en sirop. Lorsque mes pommes sont malades, et que je préviens, au lieu d'appliquer le principe de quarantaine, elles me disent souvent que les leurs ont autant de risques de se le récolter à l'école ou la crèche qu'à fréquenter leurs copains quelques heures. Us et coutumes. Alors, à mi chemin entre les deux, je dose mon sirop, emmitoufle l'oiseau et réponds ok pour un bon bol d'air.









 L'allée fut pleine d'entrain. Puis il se coucha soudain par terre. Il avait son compte. Le retour fut un peu plus compliqué entre 4 enfants fatigués et grand micmac de vélos à partager, porter, échanger.


 Rachel avait eu la bonne idée d'apporter un thermos de chocolat chaud. J'avais pensé au jus et aux biscuits bio.


Au milieu de la rivière, un père et son fils à la pêche.



 Happy

 Capitule?






 Baudet du Poitou









 Wonder Mum




 Maxime, disserte sur les feuilles presque toutes tombées en cette fin novembre.