lundi 28 mars 2011

La maison est silence.


Dans le silence de la maison, que bientôt j'habiterai de musique pour m'accompagner dans mon travail de corrections de préparations...
*exhalent quelques fleurs du jardin dans un vase déposées
*vacille la flamme d'une bougie, petit autel de lumière ambre et miel à la gloire de l'ici et maintenant du foyer, souvenir aussi de mes habitudes estudiantines et de mes heures appliquées au savoir, une bougie toujours allumée, mon petit feu sacré.
*dansent des bulles dans une tasse à thé, habitude prise afin de duper ma fille aux goûts proches des miens, mais bien trop jeune pour que je l'abandonne aux méfaits de l'aspartame et de la caféine.
*pelotonné en mon giron, un chat au pelage de brume dont les tourments d'envie d'amour animal sont enfin passés.
*finit de ronronner, plus loin dans la remise, le moteur d'une machine à laver.
*distingue t-on, si l'on tend bien l'oreille, le chant printanier du coucou malgré un ciel bas et lourd.
*résonne encore en ma mémoire les joies, les jeux, les chagrins et impatiences du week end.
*dorment les jouets, sommeillent les livres.
* se dresse une liste d'envies, d'urgences et d'obligations: corrections, préparations, montage photos à envoyer en guise de remerciements pour les voeux et cadeaux reçus à leur anniversaire passé, confection de déguisements pour notre ultime carnaval de l'année sur le thème de la forêt et de la durabilité ce samedi.
*me nargue la liste des 1001 choses qu'en ces 3 ans et 9 mois je ne suis pas parvenue à terminer.
*file le temps.



 Un peu plus tard: se tenant d'ordinaire presqu'invisible pendant les joyeuses heures des enfants, Misty me tient ce matin compagnie. Comme tant de chats avant elle, elle se fait chat de papier; habitante des mots et du silence. En contrepoint, nous nous laissons portées par la magie de Sigur Ros.

dimanche 27 mars 2011

Pluie de printemps



Les pluies de printemps n'ont vraiment rien à voir avec les précipitations chagrines de l'hiver. Celles de ce matin en tous cas, avant qu'elles ne gagnent en ardeur et ne martèlent et ne ruissellent tout l'après midi, avaient tout des joyeuses ondées, de celles qui ne fait pas taire le chant des oiseaux, de celles qui  éveillent les parfums endormis de la terre et font de la toile tendue des parapluies multicolores, de joyeux tambourins.


Bien sûr il fallut batailler pour leur faire la capuche porter. Bien sûr il fallut répéter, insister, menacer pour la parapluie en bon état garder.

 

Un parapluie est un accessoire merveilleux quand on a 3 ans. Il se brandit comme une baguette magique, se transforme en pelle, pioche ou râteau, s'imagine en montures fabuleuses. On y joue à en perdre les baleine et à en crever la jolie toile. Remontrances et avertissements ponctuèrent la promenade. Boys will be boys.


Ps: dans la matinée: tarte au boursin à 6 mains
Après midi: atelier pâte à modeler.
Peut être un peu de karaoké avant le bain.

Un beau jour de printemps

Les petits matins sont encore froids, mais même aujourd'hui, en dépit des aléas des nuages, la matinée s'est radoucie et il faisait bon au jardin entre pelle, vélos et ballons. La voisine m'a donné lupin, myosotis, corbeille d'argent et autres innommées.
La sieste fut acceptée de bon coeur et au réveil nous avions la visite d'amis. Nous y étions au printemps , celui auquel mon amie jardinière avait rêvé tout l'hiver et que nous n'évoquions jamais sans que mon coeur ne se serre un peu d'appréhension. Nous y étions en son avènement de pétales jolis, entre soleil bienfaisant et averses nourricières, les deux prestidigitateurs de l'éclosion des bourgeons et de l'épanouissement des fleurs. Nous y étions et nous y étions bien.



 Il y a deux semaines encore, pas une fleur au jardin de monsieur le jardinier. Aujourd'hui Max en le découvrant s'est exclamé "Wahoo maman, tous les couleurs!"












Combien de milliards de pétales printanières viennent fleurir notre cyber toile chaque année, pensez-vous?



La robe blanche du vieux pommier sous ciel d'ardoise n'avait d'égal que le délicieux parfum qui émanait de ses milliers de fleurs clochettes, surprenant, délicat, enivrant de poésie printanière. Ses longues branches touchaient presque le sol. Sous le dôme de sa ramure cabane murmurait le printemps, tout en fragrances. Contraste du bois du pommier comme pétrifié par les ans et de son opulente floraison. Tout le pommier se fait fleur, même les feuilles sont retenues. Elles viendront avec l'été pour nous offrir leur ombrage. Pour l'instant l'arbre est tout à sa célébration, à son appel à la pollinisation qui nous donnera les pommes de demain et les merveilleux gâteaux d'automne.

Maxime réclame son tour mais sera pris de vertige.





à cheval!


Premier sourire de printemps, Théophile Gautier
Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.
Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.
Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.
La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.
Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.
Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.
Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "

vendredi 25 mars 2011

Florilège de printemps & BARE "I can't BEAR"


 J'ai franchi le seuil de cette première semaine. Après 3 ans et 9 mois, les rouages se dégrippent et s'ébranlent. La semaine est passée. Elle s'est compliquée d'une attaque virale (qui j'espère s'enrayera ce week end), d'une mauvaise nouvelle, comme un coup asséné, et d'un chat aux miaulement incessants en quête d'amour animal.

La semaine est passée avec le printemps pour étendard.

Un printemps radieux, presque insolent. Un printemps où faire valser les rideaux et danser les stores et "madame, madame, on peut ouvrir la fenêtre." Je sais bien qu'en ces premiers jours de printemps qui échauffent leur sang ces ados confinés n'aspirent qu'à la liberté du grand air. Lorsqu'un rayon de soleil s'attarde jusqu'à un coin de mon bureau sur l'estrade, j'aspire à ce même besoin de fleurs légères et de pousses nouvelles, mais le défi que m'apporte la semaine m'occupe toute entière. A ces heures là, qu'importe les appels invitants du printemps. C'est lorsque je sais mes acolytes amies des jours passées flicflac sur les rives d'un lac, au bord d'un étang, au coeur d'un potager, que j'ai la nostalgie de ces hiers. Avec ce beau soleil, ma reprise s'inscrit vraiment dans le tournant du printemps, riche terreau des promesses à venir. Je ne lui en tiens pas ombrage. Je m'y ressource même une fois tous ensemble de retour au foyer: on tond, on bêche, on repique, on parle vers de terre et chenilles, on bulle, on roule, on retrouve la terre.

Rideaux de pluie se tireront sur ce week-end. Qu'importe, je savourerai la maison cocon, petits ventres malades ou pas.

La semaine de travail est passée. J'ai découvert qu'effectivement une heure de cours pouvait encore me demander deux heures de préparation le soir avec les yeux qui clignotent de fatigue. Les élèves aimaient beaucoup le professeur (un américain au charisme théâtral) qui m'avait remplacée (le terme "remplacé" ne semble pas tout à fait correct puisque je n'avais jamais enseigné dans l'établissement, ni dans la ville ou la région) même s'ils étaient de vrais petits durs parfois. Tourcoing m'aura au moins familiarisée à beaucoup plus durs à cuire. Évidemment ils n'étaient pas heureux du changement, évidemment ils ont freiné des deux pieds, oh pas tous, mais il suffit de quelques uns pour freiner tout un groupe. Il n'a fallut qu'une heure de cours pour cibler les meneurs et ramener la classe sous ma coupe. L'expérience des années ZEP sensible et la mise en place d'une trace écrite systématique de la participation, des efforts,des bavardages, oublis, insolences et punitions m'ont permis de redresser la barre. Avoir par hasard coincé le dur à cuire de la classe alors qu'il se faisait remonter les brettelles par le proviseur et ne pas avoir hésité à en rajouter une couche a probablement bien aidé dans un groupe en particulier. Rien n'est acquis pour autant et je vais devoir continuer à exercer l'ubiquité. Veiller à ma trace écrite, soigner mon écriture qui a perdu l'habitude de la verticalité, interroger les volontaires pas plus souvent qu'à leur tour, solliciter mes silencieux, faire répéter les plus faibles, surveiller les coups de stylos barbares sur les tables, trouver qui sème des petits ongles d'agenda, reconnaitre le statut particulier des élèves bilingues sans pour autant les démarquer trop de leurs camarades, coincer celle qui fait semblant de s'appliquer à la prise de note mais en fait échange des mots avec sa  voisine sur un cahier de brouillon (je faisais ça en cours de maths en secondes, c'est pas nouveau), ne pas oublier de réclamer les punitions de la veille, être partout à la fois, dans sa tête, dans la leur, dans l'espace classe.

A l'exception de ma classe de lycée, cette semaine la litanie générale de la première heure de cours (mardi dernier)  a été "ON (entendait là 3 ou 4 cancres qui parlent à tord pour toute la classe mais dont les protestations diffuses semblent émaner de tout le groupe) comprend rien en anglais. On nous a jamais rien appris. C'est la faute à tel prof il y a X temps. On n'écrivait jamais rien avec machin. Vous allez toujours parler en anglais en cours parce que c'est pas la peine on comprend pas." La palme revenant à: ""j'ai pas de cahier et ma mère a dit que ça servait à rien d'en acheter un alors que c'était la fin de l'année. (le grand soleil de ces derniers jours a du faire oublier à certains que nous n'étions qu'en mars et qu'il restait encore 3 mois avant l'été) Non je ne garde pas mes feuilles volantes non plus? Façon j'écris jamais rien et ma mère elle s'en fiche.Et puis de toute manière je ne devrais même plus être ici. Je devrais déjà être renvoyée" tout ça perché sur talons aiguilles.
A ces premières heures du mardi saupoudrez retards et matériel manquant (cahier, carnet, agenda, voire les 3)

J'ai pour la première fois des élèves bilingues dans mes classes, britanniques pour la plupart. Je ne comprends pas qu'ils n'aient pas été obligés de choisir une autre langue. Mais les choses étant ce qu'elles sont, ils pourraient, il est vrai, être des atouts, des moteurs quand ça coince un peu (énormément)  chez les autres, mais ce que j'en comprends pour l'instant c'est qu'ils préfèrent jouer profil bas et ne pas se démarquer des autres ,quitte à s'ennuyer profondément et à l'afficher pour faire "genre." Entre celui qui ne connait même pas ses chiffres et ces "native speakers," quel fossé! Une jeune fille cependant affiche son mépris-ennui avec panache. Séance générale de présentations pour afficher goûts et couleurs respectives. Passage obligé répété d'année en année, je souhaite démarrer sur un terrain connu (mais apparemment ou prétendument oublié) pour mettre en confiance. On en arrive aux likes and dislikes  et à "ne pas supporter" que je note au tableau 'I can't BEAR", petit clin d'oeil :non ici ce n'est ni l'animal ni la boisson qui elle s'écrit différemment. Main qui se lève avec pointe d'accent joli "Madame c'est pas BEAR mais BARE" J'insiste, elle aussi en anglais dans le texte cette fois "Well, I should know, I'm English, you know..." Voilà ce que je redoutais, être mise en tort  par un native speaker. J'ouvre la place au doute sans m'étendre et lui dit que nous vérifierons chez nous. Je décide de lui reconnaitre son statut un peu différent et lui demande d'expliquer ASSETS (atouts) en anglais pour ses camarades. Elle s'y refuse disant qu'ils n'y comprendraient rien (It would be lost on them) J'insiste. Elle se plie. Yeux ronds du reste de la classe. J'explique l'évidence: pour comprendre un message dans son ensemble il n'était pas nécessaire de comprendre chaque mot mais de repérer les mots clés tel que GOOD dans son explication qui à leur âge devrait quand même être connu. La jeune fille en question demanda ensuite s'il était nécessaire de noter la trace écrite du cours puisqu'il avait déjà couvert ce domaine en début d'année. Je luis répondis que de toute évidence ça n'était pas maitrisé par l'ensemble de la classe et que ça permettrait probablement de le fixer un peu plus dans leur mémoire. Elle me répondit qu'ils avaient plus de connaissances que celles affichées mais avaient décidé de feindre l'ignorance et freiner des deux pieds face à ce changement de professeur. Bien sûr à la maison je me suis ruée sur un dictionnaire because I can't bear being wrong in front of a class, même si je suis capable d'humilité et pas à l'abri de me tromper en jour, quand même ce BEAR là, à un premier cours, je ne me le serais pas pardonné. Lors du cours suivant j'aurais pu la jouer humiliation publique et asseoir mon autorité, mais j'ai voulu la jouer  plus fine, me laisser de la marge dans ma  propre faillibilité. Une fois la classe en activité individuelle écrite je m'approche et lui demande si elle a vérifié dans un dictionnaire ou autour d'elle. Elle me répond avec assurance que mon BEAR n'est pas erroné en lui même, qu'il existe mais pas du tout avec le sens avancé et qu'elle le sait bien puisqu'elle a fait "anglais APPROFONDI" en Angleterre. Je lui dis que nous allons vérifier ensemble et consulte avec elle les entrées du dictionnaire ou nous retrouvons mon BEAR = supporter. Elle s'excuse platement et ajoute tout de suite que c'est son prof en Angleterre qui lui a enseigné de travers. Savoir s'excuser est déjà pas mal, reconnaitre ses propres erreurs sans les faire endosser à d'autres se travaillera peut être d'ici la fin de l'année. Je lui ai dit que tout le monde pouvait se tromper et que j'apprécierais si elle continuait à être vigilante quant au contenu du cours puisque je n'étais moi même pas infaillible, ce qu'elle fit au pied de la lettre en me trouvant une faute de frappe avec un espace manquant sur le poly et lorsqu'elle pensa mettre le doigt sur un barbarisme quand nous arriva le mot "manga" que j'eus à  lui expliquer. J'ai donc dans cette classe mon maitre Capello en chef (et alors que je me faisais cette réflexion cette semaine, j'en ignorais le décès récent. Les jeux de 20h, souvenirs d'enfance)  ma propre petite inspectrice inquisitrice. On va s'amuser!
Mais il n'y eut pas que joutes lexicales, lancements de défis, remontrances et remontages de bretelles. Il y eut aussi cette adéquation au lieu et au moment, une évidence, le plaisir de ressentir la maitrise d'une partition bien connue. Ce plaisir à être chef d'orchestre, celui qui à partir des notes connues des acquis antérieurs élabore de nouvelles mélodies sur les partitions du savoir, celui qui doit tirer les meilleures notes de chacun, éviter les quacks et garder l'harmonie. Il y eu aussi ce "Elle est bien cette nouvelle prof d'anglais" entendu dans l'escalier après un premier cours avec les secondes du lycée.

Et puis le printemps, le printemps, le printemps!

Il y a la voisine bienveillante qui a toujours une douceur pour les enfants et qui prépare son départ pour l'hiver en me léguant quelques unes des ses  plantes aimées que je repique quelques mètres plus loin pour fleurir notre petit carré de terre. Nous aurons même du lilas au printemps prochain! Il y a cette bande de terre que je bêche dans le pointillé de ma vigilance de mère ("N'écrase pas ta soeur, mouche ton nez, une pomme?, regarde un vers, pas les cailloux dans l'égout!") et où pousseront nos tomates et nos fraisiers. Il y a le retour du bourdon solitaire tout poudré de pollen. Il y a la surprise des jacinthes. Il y a ce sentiment que la vie active peut apporter un certain équilibre au foyer (sauf peut être ce mardi galère où les "Non" butés de mes "terrible 2" [oh mais non ils ont 3 ans maintenant, bon alors ça passe quand cet âge galère et obstiné des deux ans?] faisaient un peu trop écho à l'obstination réfractaire de mes classes ados. 3 ans - 14 ans, que de similitudes finalement) Il y a la première copie corrigée de la décennie. Le premier week end, et puis le soleil qui s'attarde encore un peu finalement.







mardi 22 mars 2011

La reprise

Lundi:
H-4. Je commence en douceur avec une heure seulement, c'est demain ma "grosse journée"
Vendredi Lynn a pleuré quand je l'ai déposée à l'école pour la première fois depuis qu'elle y va. Pas un grand chagrin comédie mais un chagrin hoquet étouffé qui s'échappe du coeur gros en dépit des meilleurs efforts. Ce matin j'ai vu son sourire s'inverser en triste lune. Elle a fait un grand effort pour tout retenir (comme maman.) Je luis ai dit que j'étais contente d'aller travailler et qu'on avait tous un lieu où nous rendre dans la journée pour encore mieux se retrouver après. Cette nuit j'ai discipliné quelques élèves avant d'être définitivement bien réveillée par mon chat à 5h00.
Soleil radieux aujourd'hui. Un printemps matin de glace mais ciel bleu, un contrepoint insolent face à la radioactivité qui s'en vient.

 Plus tard: ouh là, ce soleil de printemps qui vient me taquiner les idées loin des preps révèle aussi les nounouches et toiles de poussière rendues invisibles par l'hiver. Non non non je ne passerai pas ma "dernière" matinée au ménage de printemps. Je préfère m'avancer dans ma semaine. Retour aux polys à compiler.


Première heure de cours, nouvel établissement, nouvelle ville, nouveau département, nouvelle région, nouvelle décennie.
Une dose d'autorité, quelques remontrances, pas mal d'humour, un peu ludique, beaucoup de soutien, bon accueil et même pas mal au ventre.
1h de secondes, petit groupe de 17.
Premier pas motivant et encourageant.
Demain ça se corse. Collégiens plus nombreux à la réputation difficile, remontés et pas heureux de changer de prof en cours d'année. 4h déterminantes.
Au retour plaisir de retrouver mari et pommes. Derniers cadeaux à ouvrir. Jardinage et coupe de gazon.

Mardi: 
Cauchemars d'enfants ou miaulements de chat, c'est toujours à 5h30. Sommeil rapé. Retour à la nuit impossible. On va dire que 7h de sommeil suffiront à mes 4h de cours.

Un jour sans fin c'est aujourd'hui.
réveil 5h30
ados survoltés effrontés en veux tu en voilà.
Enfants crevés râleurs avec "non" pour toute réponse au sortir de l'école
Visite d'une ménagerie de cirque entre mi-émerveillement et mi-effarement.
Monsieur pris d'une soudaine fièvre et gastro (tous aux abris manque plus qu'on l'attrape à la ronde)
frigo vide, courses au pas de courses à la fermeture du supermarché
cuisine du soir et vaisselle m'attendent
Et puis il y a les cours de demain à remanier vu le fiasco du jour.
Et viva le mardi!

samedi 19 mars 2011

Jour anniversaire 3 ans!


Des cartes, des cadeaux, des petits mots, sur deux semaines étalés. Merci d'y a


Séance coiffeur pour Mademoiselle, un poil plus inquiète que d'ordinaire
.
Le fondant de papa comme le veut la tradition du gâteau du "vrai" jour ben il est fait par papa.


Oh la voleuse de framboises!



 un carnaval sur le thème bonbons et friandises. J'ai songé y aller en dentiste ou en brosse à dents, mais finalement je ne pouvais résister à l'idée d'incarner Willy Wonka!
 Les pommes étaient de gros sac de bonbons avec un bonbon géant dans le dos. Nous avions chacun une sucette géante réalisée avec le carton du nouveau lit de Max, de la peinture à doigts, un tuteur recouvert de scotch blanc et du film plastique transparent.
Nous sommes arrivés après la sieste, juste quand le défilé arrivait au point de ralliement aux airs de kermesse avec stand de bonbons, barbapapa, barbecue, jeux, structures gonflables, manège (foire à l'empoigne, je n'ai jamais vu autant de candidats pour aussi peu de places au merry go round) groupes de musique. Très sympa mais bondé sous un vent pas mal froid pour un presque printemps.
































Les sucettes ont eu du succès. Alors que Monsieur Pap traçait Max parti explorer, je me suis retournée vers autre chose avec Lynn entre deux tours de piste-sucettes et l'une d'elle avait disparu. Une maman de ma connaissance qui ignorait qu'elles étaient nos propres confections avait répondu à une dame qui lui demandait si c'était de la déco que oui et l'autre avait décidé de repartir avec l'objet. J'aurai pu la retrouver, je l'ai même aperçue en repartant, mais dans le fond nous en avions assez de 2 + 2 et  dans un sens, j'ai été flattée que ça plaise au point d'embarquer ça sous le bras.



 







Le moment tant attendu par les enfants, le tif dinatoire et un dernier cadeau: Mon premier karaoké sur wii, un triomphe!



Et le lendemain, on remet ça!